Congé maternité et entrepreneuriat en 2027 : comment préparer son absence sereinement ?

Congé maternité et entrepreneuriat en 2027 : comment préparer son absence sereinement ?

Être entrepreneure, c’est avoir la liberté d’organiser son quotidien. Mais que se passe-t-il lorsqu’on doit mettre son activité entre parenthèses pendant plusieurs mois ?

C’est une question que je me pose depuis quelques mois. Et pour cause : une nouvelle aventure se prépare de mon côté ! 👶

Après quatre années passées à développer CloAssist’, à accompagner les dirigeants dans leur gestion administrative, leur communication et leurs projets de formation, je m’apprête à vivre un changement important : Je serai en congé maternité de mi-décembre 2026 à mars 2027.

Une période que j’attends avec beaucoup d’enthousiasme, mais qui nécessite aussi une bonne dose d’organisation. Parce que lorsqu’on est entrepreneure, préparer l’arrivée d’un enfant ne se limite pas à choisir une poussette ou à aménager une chambre.

Il faut aussi penser à ses clients, à ses missions en cours, à sa trésorerie, à ses obligations administratives et, parfois, à la place que prendra son entreprise pendant cette nouvelle étape de vie.

Et je crois que c’est un sujet dont on ne parle pas suffisamment.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous quelques informations et conseils pour préparer son congé maternité quand on est indépendante, sans oublier l’essentiel : prendre soin de soi.

1. Entreprendre et devenir maman : une organisation qui soulève beaucoup de questions

Lorsqu’on est salariée, le congé maternité s’inscrit généralement dans un cadre professionnel bien défini :

1️⃣ On informe son employeur,

2️⃣ on prépare la transmission de ses dossiers,

3️⃣ et l’entreprise continue de fonctionner pendant notre absence : basta !

Lorsqu’on est entrepreneure, la situation est souvent différente.

Parce que derrière une auto ou très petite entreprise, il n’y a qu’une seule personne : Celle qui prospecte, réalise les prestations, répond aux clients, établit les factures, gère l’administratif et développe l’activité. Et lorsque cette personne doit s’arrêter plusieurs semaines, voire plusieurs mois, une question se pose rapidement :

Comment mettre son entreprise sur pause sans avoir l’impression de tout laisser derrière soi ?

Il y a les interrogations très concrètes :

  • Comment anticiper la baisse de chiffre d’affaires ?

  • Comment informer ses clients ?

  • Que faire des prestations récurrentes ?

  • Quelles démarches effectuer auprès de l’Assurance Maladie ?

  • À quelles indemnités peut-on prétendre ?

  • Comment organiser son retour ?

Mais il y a aussi des questions plus personnelles :

  • Est-ce que mes clients seront toujours là à mon retour ?

  • Est-ce que je vais réussir à (vraiment) décrocher et profiter de mon bébé ?

  • Est-ce que mon activité va perdre en visibilité ?

  • Et surtout, comment concilier cette nouvelle vie avec celle que j’ai construite professionnellement ?

Si vous vous reconnaissez dans ces interrogations, sachez que vous n’êtes pas la seule.

Préparer son congé maternité en tant qu’entrepreneure, ce n’est pas uniquement une question d’organisation. C’est aussi accepter que ses priorités puissent évoluer.

Et cela ne remet absolument pas en question son ambition professionnelle.


2. Congé maternité des indépendantes : quels sont vos droits en 2027 ?

Première bonne nouvelle : les travailleuses indépendantes disposent elles aussi de droits au congé maternité. Contrairement à certaines idées reçues, devenir entrepreneure ne signifie pas renoncer à toute protection sociale.

Les droits exacts dépendent toutefois de votre statut, de votre affiliation et de votre situation personnelle.

🕰️ Quelle est la durée du congé maternité ?

Pour une travailleuse indépendante qui attend son premier enfant, la durée légale du congé maternité est de 16 semaines, réparties habituellement entre :

  • 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement ;

  • 10 semaines après la naissance.

Cette durée peut évoluer selon le nombre d’enfants déjà à charge ou en cas de grossesse multiple. Pour bénéficier des prestations maternité, il faut notamment interrompre son activité professionnelle pendant au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l’accouchement.

La durée totale du congé peut donc être supérieure à cette période minimale d’interruption.  

⚠ Quelles sont les conditions pour être indemnisée ?

Pour les travailleuses indépendantes relevant du régime général, l’Assurance Maladie prévoit notamment une condition de 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement.

Il faut également respecter les conditions de cessation d’activité pendant toute la période de votre congé maternité.

Les règles peuvent être différentes selon votre statut et votre parcours professionnel, notamment si vous avez récemment changé de régime ou cumulez plusieurs activités.

Mon conseil : prenez contact avec votre CPAM (ou rendez vous sur ameli.fr) suffisamment tôt pour faire vérifier votre situation individuelle. Vous éviterez ainsi de découvrir une particularité administrative au dernier moment.

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3. Quelles indemnités pendant un congé maternité quand on est entrepreneure ?

C’est souvent l’une des principales préoccupations. Et c’est bien normal ! Lorsqu’on est indépendante, une interruption d’activité peut entraîner une baisse importante des revenus professionnels. Pour certaines travailleuses indépendantes, deux prestations peuvent être versées par l’Assurance Maladie.

👉🏼 L’allocation forfaitaire de repos maternel :

Cette allocation vise à compenser partiellement la diminution d’activité liée à la maternité. En 2026, son montant maximal était de 4 005 €.

Elle est généralement versée en deux fois :

  • Une première moitié au début du congé maternité.

  • Une seconde moitié à la fin de la période obligatoire de cessation d’activité de huit semaines.

Attention : lorsque le revenu annuel moyen retenu est inférieur à certains seuils, le montant peut être réduit.

👉🏼 Les indemnités journalières :

En complément, vous pouvez bénéficier d’indemnités journalières pendant votre période de cessation d’activité. En 2026, leur montant pouvait atteindre 65,84 € par jour pour les travailleuses indépendantes concernées.

Mais ce montant n’est pas automatiquement attribué à toutes les entrepreneures. Il dépend notamment des revenus professionnels cotisés sur vos 3 dernières années d'entrepreneuriat et des conditions d’ouverture des droits.

Les montants peuvent être fortement réduits en cas de faibles revenus d’activité.  

Point de vigilance important : Ne confondez pas votre chiffre d’affaires avec le revenu professionnel retenu pour calculer vos droits. Selon votre statut fiscal et social, les modalités de calcul peuvent varier.

C’est notamment un point à anticiper lorsqu’on exerce en microentreprise ou en entreprise individuelle. Avant de construire votre budget de congé maternité, demandez une estimation personnalisée de vos droits.

Vous pouvez également utiliser le simulateur proposé par l’Assurance Maladie. 🔗

👉🏼 La prime de naissance :

Cette aide, qui fait partie de la Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), permet de faire face aux premières dépenses liées à l’arrivée d’un bébé : équipement, vêtements, matériel de puériculture…En 2026, la prime à la naissance s’élevait à 1 093,08 € par enfant.

Elle est versée en une seule fois, généralement au cours du 7ᵉ mois de grossesse, sous conditions de ressources. En cas de grossesse multiple, une prime peut être versée pour chaque enfant attendu.

Son attribution dépend principalement :

  • Des revenus de votre foyer.

  • De votre situation familiale (en couple ou parent isolé).

  • Du nombre d’enfants à charge, y compris celui à naître.

La CAF prend en compte les ressources du foyer de l’année N-2, soit celles de 2025 pour une naissance en 2027. Pour bénéficier de cette prime, votre grossesse doit notamment avoir été déclarée dans les 14 premières semaines auprès de l’Assurance Maladie et de la CAF.

Si vous êtes déjà allocataire, vous pouvez suivre votre dossier depuis votre espace personnel. Si vous ne l’êtes pas, une demande peut être effectuée directement sur le site de la CAF. 

Pour vérifier vos droits, rendez-vous sur le site de la CAF et utilisez le simulateur de la PAJE. 🔗

👉🏼 Le forfait maternité :

Certaines mutuelle peuvent également prévoir dans leurs garanties un "forfait maternité" allant de 200 à 500€ en fonction des organismes. Dès le début de votre projet bébé et à défaut, de votre grossesse, je vous recommande de vérifier dans votre formule si c'est le cas pour vous. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez changez d'organisme si vous justifiez d'1 an de contractualisation 😉

👉🏼 La prévoyance :

La prévoyance est un des contrats auquel on souscrit rapidement quand on est entrepreneure. Il permet de nous couvrir en cas d'arrêt, maladie ou incapacité de travail. Quand on est une femme, les agents nous la présentent comme un atout, notamment en cas de grossesse avec une indemnisation à la clef. Oui, mais...

Ils "oublient" régulièrement de préciser que cette indemnisation ne sera effective que si, et seulement si, votre grossesse devient pathologique et donc, vous empêche de travailler avant le début de votre congé maternité. Dans le cadre d'une grossesse "classique" et sans complication médicale (c'est tout ce que je vous souhaite 💜) ne comptez pas, financièrement, sur votre prévoyance.


4. Anticiper financièrement son congé maternité : une étape indispensable.

Lorsqu’on travaille à son compte, la trésorerie est souvent étroitement liée à son activité.

Et même lorsque l’entreprise ne facture plus, certaines dépenses continuent.

C’est pourquoi je vous recommande de préparer un véritable budget prévisionnel de congé maternité dès que vous avez connaissance de votre grossesse.

Pas besoin d’un tableau Excel avec 25 onglets. Un document simple peut déjà faire toute la différence.

Commencez par identifier vos charges fixes...

Estimez ensuite vos ressources...

Par exemple :

  • Logiciels et abonnements professionnels.

  • Assurances.

  • Frais bancaires.

  • Cotisations sociales.

  • Frais de comptabilité.

  • Éventuels loyers ou charges de locaux.

  • Autres dépenses récurrentes.

Prenez en compte :

  • Votre trésorerie disponible.

  • Les factures clients restant à encaisser.

  • Les éventuelles prestations déjà facturées.

  • Les indemnités maternité estimées.

  • Une épargne de précaution si vous en disposez.

L’objectif est de connaître le montant minimum dont votre entreprise aura besoin pour fonctionner pendant votre absence.

⚠ Attention à ne pas considérer les indemnités comme acquises avant confirmation de vos droits.

Pensez également à anticiper les éventuels décalages entre la date de début de votre congé et les versements.

💡 Mon conseil, prévoyez une marge de sécurité : Un congé maternité se prépare avec des dates prévisionnelles. Mais une naissance ne se programme pas toujours au jour près et le retour à l’activité peut lui aussi demander quelques ajustements. Lorsque c’est possible, mieux vaut donc prévoir une petite marge financière plutôt que construire son budget au centime près.

L’objectif n’est pas de tout prévoir mais de limiter les mauvaises surprises.


5. Préparer son absence auprès de ses clients.

C’est probablement l’une des étapes les plus importantes lorsqu’on exerce une activité de prestation de services. Parce qu’une relation client ne se met pas simplement sur pause en fermant son ordinateur : Elle se prépare !

📆 Quand annoncer son congé maternité ?

Il n’existe pas de calendrier universel. Tout dépend de votre activité, de vos missions et de votre relation avec vos clients.

Mais si vous travaillez sur des prestations récurrentes, je vous conseille d’anticiper plusieurs mois à l’avance. Cela permet à chacun de s’organiser et d'apprécier la nouvelle avec suffisamment de recul. Pour ma part, j’ai choisi de communiquer suffisamment tôt sur cette période d’absence. L’idée est de préparer sereinement la transition, de faire le point sur les projets en cours et de permettre à mes interlocuteurs d’anticiper leurs besoins.


6. Faut-il déléguer son activité pendant son congé maternité ?

C’est une question qui revient souvent. Et la réponse dépend principalement de votre organisation.

  • Certaines entrepreneures choisissent de suspendre totalement leurs prestations.

  • D’autres organisent une continuité grâce à une personne de confiance.

Il n’existe pas de solution idéale pour tout le monde.

Si vous souhaitez déléguer : Commencez par identifier les tâches réellement indispensables. Tout n’a pas besoin d’être maintenu. Vous pouvez ensuite préparer :

  • Des procédures simples à suivre pendant votre absence.

  • Une liste des échéances à tenir.

  • Les coordonnées des interlocuteurs importants à contacter en cas de besoin.

  • Les informations nécessaires au suivi des dossiers en cours et en attente.

  • Un tableau de bord partagé.

Attention toutefois à la confidentialité des données et aux accès accordés. Si une personne reprend certaines missions, les responsabilités et les conditions de cette intervention doivent être clairement définies.

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Et si vous préférez suspendre votre activité : C’est aussi une possibilité. Toutes les entreprises n’ont pas vocation à fonctionner sans leur dirigeante. L’essentiel est d’anticiper cette interruption et d’en mesurer les conséquences.

Une précision importante : si vous percevez des indemnités journalières maternité, vous devez respecter les conditions de cessation personnelle d’activité professionnelle. Une délégation ou une organisation de remplacement ne doit donc pas conduire à continuer à travailler pendant la période indemnisée. Faites valider votre organisation auprès de votre caisse si nécessaire.


7. Organiser son administratif avant de partir

Je ne pouvais évidemment pas écrire cet article sans parler d’organisation administrative. 😉

Et pour le coup, c’est un sujet que je connais bien ! Lorsqu’on est entrepreneure, certaines obligations ne disparaissent pas simplement parce qu’on est en congé maternité.

Il est donc important de faire le point avant son départ.

✅ Ma checklist administrative avant le congé maternité :

☐ Faire le point sur sa facturation : Émettre les dernières factures, vérifier les échéances et identifier les règlements attendus.

☐ Vérifier ses déclarations obligatoires : Selon votre statut : TVA, déclarations de chiffre d’affaires, cotisations sociales et autres échéances fiscales.

☐ Anticiper les prélèvements : Vérifier les charges fixes et les échéances qui continueront pendant l’absence.

☐ Mettre à jour son suivi de trésorerie : Disposer d’une vision claire des entrées et sorties d’argent prévues.

☐ Centraliser ses documents importants : Contrats, factures, justificatifs, accès et coordonnées utiles.

☐ Préparer sa communication : Message d’absence, fermeture de votre agenda en ligne, information des clients et éventuelles publications programmées.

☐ Vérifier ses démarches auprès de la CPAM : Notamment en confirmant vos dates, envoyant les justificatifs nécessaires et en identifiant les modalités de versement des prestations.

☐ Échanger avec son expert-comptable si nécessaire : Notamment pour anticiper les conséquences fiscales et sociales de l’interruption d’activité.

Et surtout, pensez à noter les échéances qui interviendront pendant votre absence ! Cela vous permettra de prévoir leur traitement sans devoir reprendre personnellement votre activité.


8. Peut-on continuer à communiquer sur son entreprise pendant son congé maternité ?

Voilà une question particulièrement intéressante lorsqu’on développe sa visibilité sur les réseaux sociaux : Parce qu’aujourd’hui, pour beaucoup d’indépendantes, la communication fait partie intégrante de l’activité professionnelle.

Alors, faut-il disparaître complètement de LinkedIn et d’Instagram pendant plusieurs mois ?

Pas nécessairement. Mais il faut distinguer la visibilité de l’entreprise et le travail personnel de l’entrepreneure. Vous pouvez préparer votre communication avant votre départ :

  • Rédiger vos publications à l’avance.

  • Programmer des contenus.

  • Mettre à jour votre site internet.

  • Préparer des articles de blog.

  • Informer votre communauté de votre absence.

Si une autre personne assure la communication pendant votre congé, il est important de définir précisément son rôle.

En revanche, rédiger, gérer ou animer personnellement des publications pendant une période indemnisée peut constituer une "activité professionnelle incompatible" avec les conditions de versement des indemnités. La programmation préalable ne doit pas devenir une manière détournée de continuer à travailler.

💡 Mon conseil : préparez ce qui peut l’être avant votre départ, puis autorisez-vous à déconnecter réellement. Votre entreprise ne perdra pas toute sa crédibilité parce que vous aurez pris quelques semaines pour accueillir votre enfant.


9. Et si le plus difficile était simplement d’accepter de ralentir ?

On parle beaucoup des démarches administratives.

Des indemnités.

De la trésorerie.

De l’organisation.

Mais finalement, je crois qu’il existe une autre difficulté lorsqu’on est entrepreneure : accepter de ne plus être disponible en permanence.

Quand on développe son entreprise, on prend l’habitude de tout gérer.

On répond rapidement aux messages.

On trouve des solutions.

On anticipe.

On avance.

Et parfois, on finit par considérer cette disponibilité comme une obligation. Pourtant, entreprendre, c’est aussi avoir construit une activité qui doit pouvoir s’adapter à notre vie. Pas uniquement l’inverse.

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La maternité est une étape importante, avec son lot de changements, de découvertes et d’imprévus. Et même avec la meilleure organisation du monde, il restera forcément des choses qu’on ne pourra pas anticiper.

Alors peut-être que préparer sereinement son congé maternité, c’est aussi accepter cela.

Accepter de ralentir. Accepter de déléguer. Accepter que tout ne soit pas parfait. Et surtout, accepter de profiter pleinement de cette période sans avoir constamment une partie de son esprit au travail. Reminder : Votre entreprise fait partie de votre vie. Mais elle n’est pas toute votre vie. 😉


10. Préparer son retour… sans se mettre la pression

On a souvent tendance à penser au départ en congé maternité. Mais beaucoup moins au retour.

Pourtant, reprendre une activité professionnelle après plusieurs mois d’absence peut demander un véritable temps d’adaptation. D’autant plus lorsqu’on découvre un nouveau quotidien familial.

Alors plutôt que de programmer immédiatement un agenda complet, je vous conseille d’envisager une reprise progressive, lorsque votre situation le permet. Quelques pistes :

  • Prévoir une période de remise à jour administrative.

  • Déléguer certaines tâches qui ne vous apportent pas de valeur.

  • Faire le point sur les demandes clients.

  • Reprendre contact avec son réseau.

  • Réévaluer ses priorités.

  • Adapter ses horaires.

  • Accepter que son organisation professionnelle évolue.

Il est également possible que cette période vous amène à réfléchir différemment à votre activité.

À ce que vous souhaitez conserver.

À ce que vous aimeriez faire évoluer.

Ou à la place que vous souhaitez donner à votre entreprise dans votre nouvelle vie. Et c’est parfaitement légitime. Le retour ne doit pas nécessairement ressembler à l’avant.


Congé maternité et entrepreneuriat : ce que j’aimerais que vous reteniez !

Si je devais résumer cet article en quelques conseils, ce serait ceux-ci :

1. Renseignez-vous suffisamment tôt sur vos droits : Chaque situation est différente. Vérifiez vos conditions d’indemnisation auprès de votre CPAM.

2. Anticipez votre trésorerie : Identifiez vos charges fixes et les ressources disponibles pendant votre absence pour éviter de vous retrouver dans une situation financière compliquée.

3. Communiquez avec vos clients : Une information claire et anticipée permet de préserver une relation de confiance.

4. Structurez votre organisation administrative : Factures, déclarations, échéances et documents : préparez TOUT ce qui peut l’être en amont.

5. Ne cherchez pas à tout maintenir coûte que coûte : Certaines activités peuvent être déléguées ou suspendues temporairement, vos clients feront preuve de compréhension (et si ce n'est pas le cas, ce n'est sûrement pas le genre de personne avec qui vous aurez envie de poursuivre une collaboration....).

6. Préparez votre retour avec souplesse : Votre quotidien et vos priorités auront peut-être évolué, envisagez se sas de décompression comme un cadeau de vous à vous-même.

7. Et surtout, autorisez-vous à profiter de cette période : Vous avez le droit de mettre votre activité entre parenthèses, votre maternité n'est pas une fatalité, au contraire.


De mon côté, une nouvelle aventure commence ! 💜

Après plusieurs années à accompagner des entrepreneurs dans leurs projets, c’est à mon tour de préparer un changement important : Je serai donc en congé maternité de mi-décembre 2026 à mars 2027. D’ici là, je continue de préparer cette transition et de m’organiser pour aborder cette nouvelle étape aussi sereinement que possible.

Si j’ai souhaité partager cet article, c’est aussi parce que je sais combien l’entrepreneuriat peut parfois être une aventure solitaire. On échange beaucoup sur le développement commercial, la communication ou la gestion d’entreprise. Mais on parle finalement assez peu de ces moments où notre vie personnelle nous invite à ralentir et à repenser notre organisation.

Alors si vous êtes vous aussi entrepreneure et future maman, j’espère que ces quelques conseils vous aideront à y voir plus clair et a à aborder cette période avec un peu moins de pression.

Il n’existe pas une seule bonne façon de vivre son congé maternité.

Il existe celle qui correspond à votre situation, à vos besoins et à votre famille. Et c’est déjà très bien comme ça. 💜

C'est tout pour aujourd'hui, Clo <3

Sources :

  • ⁠Ameli — Les prestations maternité des travailleuses indépendantes : conditions d’indemnisation, allocation forfaitaire et indemnités journalières.

  • ⁠Ameli — La durée du congé maternité d'une travailleuse indépendante : durées légales, cessation d’activité et démarches.

Informations réglementaires vérifiées en octobre 2026. Les montants mentionnés correspondent à l’année 2026 et peuvent évoluer. Les droits individuels doivent être confirmés auprès de l’Assurance Maladie.

Questions fréquentes

Une entrepreneure a-t-elle droit à un congé maternité ?

Oui. Les travailleuses indépendantes peuvent bénéficier d’un congé maternité et, sous certaines conditions, d’indemnités journalières ainsi que d’une allocation forfaitaire de repos maternel. Les droits dépendent notamment du statut et de la durée d’affiliation à la Sécurité sociale.

Combien de temps dure le congé maternité d’une indépendante ?

Pour une première grossesse simple, la durée légale est généralement de 16 semaines : 6 semaines avant l’accouchement et 10 semaines après. Cette durée varie selon la situation familiale et le nombre d’enfants attendus.

Quel est le montant des indemnités maternité pour une autoentrepreneure ?

En 2026, les indemnités journalières peuvent atteindre 65,84 € par jour. Le montant réellement versé dépend des revenus professionnels retenus et des conditions d’ouverture des droits. Une allocation forfaitaire de repos maternel peut également être versée.

Peut-on travailler pendant son congé maternité en étant indépendante ?

Pour percevoir les indemnités journalières maternité, la travailleuse indépendante doit cesser son activité professionnelle pendant la période indemnisée et respecter une interruption minimale de huit semaines, dont six après l’accouchement.

Peut-on maintenir son entreprise ouverte pendant son congé maternité ?

La cessation personnelle d’activité professionnelle ne signifie pas nécessairement la fermeture administrative de l’entreprise. Il faut toutefois respecter les conditions d’indemnisation et vérifier auprès de sa caisse les modalités d’une éventuelle continuité d’activité assurée par un tiers.

Comment préparer son congé maternité lorsqu’on est entrepreneure ?

L’idéal est d’anticiper plusieurs mois à l’avance : vérifier ses droits, établir un budget prévisionnel, informer ses clients, organiser ses missions, préparer ses obligations administratives et envisager les conditions de son retour.

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